AMTOUDI

 

Bonjour Francis et tous les amis de l’ACCCS    (  www.acccs.ch  )

Depuis le 5 janvier 2014, nous sommes au Maroc. Devant l’insistance du rédacteur en chef qui nous réclame un article pour son journal, nous avons décidé non pas de vous résumer notre voyage mais de vous adresser un petit mot de AMTOUDI où nous avons passé quelques jours.

Tout d’abord, nous allons commencer par parler des Marocains et aussi des Marocaines, des gens gentils, serviables et attachants. Toujours là à nous inviter pour boire le thé, à nous offrir des biscuits et surtout à nous souhaiter la «BIENVENUE » avec un grand sourire. Voilà un pays qui sait recevoir les camping-cars. Tout va bien pour nous et nous en profitons pleinement.

Nous avons atteint Amtoudi après avoir parcouru 2’345 km principalement par les routes côtières du pays en faisant halte à Moulay-Bousselham, Mohammedia, Rabat, Casablanca, Oualidia, El Jadida, Safi, Marrakech, Essaouira, Agadir, Tafraoute, Tiznit, Sidi Ifni. Partis de Guelmin, aux portes du Sahara, nous avons quitté la route du Grand Sud pour pénétrer à l’intérieur du pays, dans l’Anti-Atlas.

AMTOUDI (oasis d’ID-AÏSSA) du 2 au 5 mars 2014

2014-03-02 057 Panorama

Petit village réputé pour son vieux grenier communautaire et fortifié (nommé agadir) qui servait également de refuge en cas de menace. Accroché à la montagne, sur un grand promontoire rond, cet agadir nous fait de l’œil dès notre arrivée au village. Un grand camping nous tend les bras quasiment au pied de cette construction faisant aussi auberge et restaurant. Amtoudi est une oasis avec un ruban de verdure serpentant le long du cours d’eau. Encerclé de montagnes désertiques, à une altitude de près de 900 m, on est étonné de bénéficier d’une belle chaleur mais aussi de bonnes bourrasques de vent qui soulèvent des nuages de sable et de poussière s’insinuant partout dans le camper et cinglant nos mollets. Comme à son habitude, Cyrille fait le tour des camping-caristes dès les premiers instants, retrouvant quelques personnes déjà rencontrées précédemment et engageant la discussion avec de nouveaux personnages. Notons parmi ceux-ci, un certain Roger qui nous surprend par le genre de pays visités, tels que l’Egypte, l’Iran, l’Irak, la Libye, la Turquie, l’Albanie mais aussi le Sénégal et bien d’autres encore. Avec ses 78 ans, il en a vécu des aventures officiant durant 3 ans comme guide de groupe de camping-caristes.

Après une bonne nuit, on se réveille sous un ciel totalement voilé et brumeux qui peu à peu fait place au soleil. Ouf, on prépare le pique-nique et nous voilà prêts pour partir à l’assaut de l’agadir. La montée n’est pas trop longue, moins de ¾ h. plus tard, on est à l’entrée du site.

Visite de ce lieu étrange datant du XIIe s, encore utilisé jusqu’à l’indépendance en 1956 et restauré récemment. Le grenier compte 75 compartiments, un par famille, des ruches, des citernes et trois pièces qui étaient réservées aux gardiens. De l’orge, du blé, des dattes et des légumes séchés étaient stockés ici.

A l’issue de cette visite, on poursuit notre randonnée dans la montagne afin d’atteindre un 2ème agadir, celui du village suivant. Sur la base des indications fournies par le gardien, on marche, on marche, on perd le sentier et on se retrouve à suivre le lit d’un torrent asséché. Il va bien rejoindre la vallée ! Vous l’aurez deviné, le torrent rejoint effectivement la vallée mais pour l’atteindre, il s’élance du haut d’une falaise surplombant bel et bien le village et son agadir. Mais voilà, les ailes nous font défaut. On s’installe néanmoins sur notre promontoire pour le pique-nique bénéficiant au passage de l’appel à la prière en provenance du minaret.

Requinqué, on rebrousse chemin et sous un soleil de plomb on parvient à nos fins.

Une charmante guide, prénommée Kadija, nous ouvre l’agadir datant de la même époque que le précédent et nous fait passer en revue le dédale de couloirs menant aux diverses chambres des familles au nombre de 99 sur 4 niveaux. Quelle construction étonnante.

Retour par le village, avec arrêt à l’auberge « Ondiraitlesud » établissement tenu par un Français où l’on peut même trinquer une bière, chose assez rare dans ces contrées. Le lieu invitant à la détente, jardin adossé à la falaise, on réserve le repas pour le lendemain soir (le choix, c’est tajine poulet ou viande)

La nuit suivante n’a pas été excellente malgré une saine fatigue. Un chien, certainement errant, n’a pratiquement pas cessé d’aboyer dans les alentours.

On remet ça le lendemain. Il fait beau. Les sacs à dos sont préparés et nous voilà partis pour une randonnée dans la palmeraie conduisant aux superbes gorges qui commencent derrière le village. Parcourant ce véritable jardin d’Eden à la végétation variée : palmiers, lauriers-rose, abricotiers, oliviers et arganiers, on atteint peu à peu les gorges où le sentier prend de la hauteur et nous amène après une bonne heure de marche jusqu’à de beaux guelta où coule une eau bien fraîche invitant à la baignade. Après un repas tiré du sac (avocat, sel, pain, sardines en boîte, œufs, petites tomates et oranges) on essaiera d’atteindre la source continuant la balade à travers ce paradis. Toutefois, une heure plus tard, il a fallu se rendre à la raison, on n’en verra pas le bout.. Donc, retour sur nos pas jusqu’au camping où l’on arrive vers les 17 h.

Mais la journée n’est pas terminée. Ce soir, le restaurant nous attend. Pas question de flemmarder trop longtemps. En nous y rendant, à pied, vers 18h30, nous avons remarqué qu’un marchand ambulant de bibelots et casseroles était encore installé sur le bord de route avec sa marchandise étalée à même le sol. Notre repas s’est bien déroulé et on a eu le plaisir de le partager avec un charmant couple français de Lille. Vers 21h45, on a regagné nos pénates à la lampe de poche (marche d’un quart d’heure environ) en ne croisant personne.

Soudain, on s’aperçoit que le marchand n’a rien rangé de son matériel. Tout est là sur le bord de la route. Cyrille éclaire la marchandise de sa lampe de poche et quelle n’a pas été notre surprise de constater que le marchand était couché sur une paillasse au milieu de ses biens. Il a même répondu à notre « bonsoir ». Pas toujours facile d’être marchand au Maroc…

Le lendemain, la journée s’annonce belle et chaude. On prend congé des quelques connaissances encore présentes sur le camping et on se met en route pour Tata à quelque 200 km.

C’est aussi le moment pour nous de vous saluer et on se réjouit de vous retrouver à fin avril. Nous essayons de résumer un tant soit peu notre voyage sur notre blog www.nous3.ch

Tata, le 6 mars 2014

Cyrille et Josette

3 réponses à AMTOUDI

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