Riviera Maya 2, Chichen Itza et Uxmal – Mexique

 

54ème semaine (du 16 au 22 avril 2012)

En ce début de semaine, nos amis de Lille nous quittent. Ils ont hâte de se diriger sur les USA et de visiter les grands parcs de l’ouest américain. Nous espérons bien les revoir avant de quitter le continent.

Nous, on s’octroie une semaine de vacances au bord de la mer des Caraïbes, c’est vous dire comme on y est bien sur le RV park de Acamaya Reef à Puerto Morelos. On apprécie tellement le lieu qu’on a de la peine à le quitter samedi. L’endroit à tout pour plaire, la plage, de belles filles et de beaux mecs, de l’animation grâce aux deux mastodontes qui nous entourent,  et aussi un havre de paix sur notre stationnement car on y est les seuls clients (dommage pour le propriétaire). On vous a déjà dit que le propriétaire, Denis, est Franco-Mexicain. C’est bien pratique pour faire causette. En plus d’être artiste-peintre et architecte d’intérieur, on découvre qu’il est un parfait cordon bleu. Pour nous, il a ressorti son tablier et mijoté une bavette « marchand de vin » succulente. Sans conteste, le meilleur repas que l’on ait fait au Mexique. Deux jours plus tard, on en redemande. Cette fois, il nous prépare un curry de porc au lait de coco, délicieux, plat que l’on a eu le plaisir de partager en sa compagnie et celle de son fils, Noël, sous les palapas. Denis est un personnage intéressant à la vie bien remplie. On a passé une très bonne soirée.

Durant la semaine, on s’est tout de même renseigné pour savoir où trouver des amortisseurs. Les nôtres, grâce aux multiples « TOPES MEXICAINS », montrent des signes de fatigue. Avec l’aide de Julia, une très charmante stagiaire française, rencontrée au garage Renault de Cancun, cette recherche s’est soldée par la négative. Pas d’amortisseur sur le territoire du Mexique pour un Renault Master. Cette fois, on le sait.

J’ai aussi découvert l’univers du « snörkeling » en enfilant masque, palmes et gilet pour visualiser la barrière de corail et en découvrir ses multiples joyaux, jolis petits poissons multicolores, langoustes, homards, étoile de mer, splendides coquillages nacrés de couleurs vives et même une tortue.  Grand moment de surprises.

Samedi, on s’est remis au boulot. Visite du site de Chichen Itza. Grandement restauré, l’endroit paraît un peu trop parfait. Il n’en reste pas moins que l’on est ébloui par cet environnement, sa pyramide, son jeu de pelote, son temple aux mille colonnes et ses divers édifices disséminés. On déambule avec beaucoup d’autres visiteurs à torse nu tellement il fait chaud.

On prend encore plus de plaisir à découvrir le lendemain le site de Uxmal dont on a particulièrement apprécié le spectacle « son et lumière ». Le cadre est absolument somptueux.

Ainsi s’achève cette semaine qui voit se terminer notre périple dans le Yucatan et entamer notre chemin de retour. Il faut dire que notre famille, nos amis, nos voisins, notre village nous manquent.

A bientôt …

 

De 2012.04.16 au 22 – Riviera Maya 2, Chichen Itza et Uxmal – Mexique – réduits

Riviera Maya, Cancun – Mexique

 53ème semaine (du 9 au 15 avril 2012)

Et voilà, on y est, cela fait 1 an que l’on voyage et on ne s’en lasse pas. Chaque matin découvrir de nouveaux horizons, faire de nouvelles rencontres, c’est simplement fantastique.

Pour fêter cet anniversaire, on a invité un charmant couple zougois, Karin et Oliver. Ils tombaient à pic. Alors que l’on venait de stationner notre véhicule à Playa del Carmen, leur bus VW était garé un peu plus loin. Karin, qui passait par là, c’est aussitôt approchée pour nous saluer. C’était l’heure du repas et on était trop content d’avoir enfin trouvé de nouveaux pneus. Un moment idéal pour rencontrer de nouvelles personnes et leur faire partager ce moment de pur bonheur. Pour eux aussi, tout se passe bien. Karin et Oliver sont partis de Buenos Aires il y a 6 mois et tout prochainement Karin retrouvera sa maman qui fait escale sur la Riviera Maya au cours de son voyage organisé au Mexique. Sympathique moment pour eux.

La Riviera Maya, de Tulum à Cancun, c’est 200 km de plages de sable blanc sur l’une des plus belles côtes des Caraïbes. Les promoteurs des années 1960 ont vu se réaliser leurs rêves les plus fous et cette côte s’est couverte d’énormes complexes touristiques. On y trouve tout de même encore de nombreux coins paradisiaques préservés du tourisme de masse même si ceux-ci tendent à disparaître parce que devenus désuets et qu’ils peuvent rappporter gros.

Pour notre compte, après un arrêt à « Laguna Bacalar », un coup d’œil au « cenote azul » juste à côté d’une profondeur de 90 m, on a passé de très bons moments sur les plages du camping de Xpu-Ha où on a retrouvé notre petite famille de Lille et sur celles du camping Acamaya Reef à Puerto Morelos. A noter que ce dernier camping est pris en étau de chaque côté par deux énormes resorts à $500 la nuit (tout compris). On a pu observer que les Américains ont coutume d’y célébrer leur mariage, là, sur le sable avec leurs invités. Quel faste !

Bien sûr que l’on a fait un stop à Tulum et visité son site archéologique. Un château, des temples entourés sur 3 côtés de murs d’enceinte, le tout posé sur une falaise bordant la mer des Caraïbes. Le décor est splendide. Il s’agit d’une des dernières cités mayas datant d’à peine plus de 450 ans. Cela ressemble à une forteresse tout simplement. Les iguanes sont nombreux à s’y prélasser. Les plages environnantes sont superbes, sable blanc, eaux cristallines turquoise, cocotiers.

Et le plus grand moment de la semaine est celui où, enfin, on a trouvé à Playa del Carmen un garage qui détenait les bons pneus. Ouf, la tension peut redescendre d’un cran. C’était absolument nécessaire de retrouver confiance en nos roues.

Ici, le temps a été agréable, soleil, nuages, vent, deux fois de courtes averses.

Merveilleuse semaine et tout peut continuer…

2012.04.09 au 15 – Riviery Maya – Mexique – réduits

Mexique – Guatemala – Belize – Mexique

52ème semaine (du 2 au 8 avril 2012)

Passage de la frontière entre le Mexique et le Guatemala à El Ceibo. Chez les Mexicains, on demande un tampon de sortie. Ils exigent la quittance du paiement fait à l’entrée, en janvier dernier. Ouf, on respire, je retrouve parmi tous nos papiers deux quittances de 290 pesos chacune sinon on était bon pour repayer. A l’entrée au Guatemala,  l’importation temporaire du véhicule coûte 160 quetzales (un ambulant fait du change sur place, 510 pesos mexicains = 300 quetzales) et on règle encore quelques sous pour la fumigation. Ses formalités exécutées, on est ravi de reprendre la route en suivant Jean et sa famille. Le trajet prend passablement de temps et on s’arrête pour la nuit à Flores, au bord du lac. Rien de particulier à signaler sur ce parcours si ce n’est la pauvreté des bâtisses sur le bord des routes. Aucun signe extérieur de richesse, pratiquement aucun véhicule stationné aux abords des maisons qui ressemblent plus à des cabanes. A Flores, on remarque beaucoup de militaires en patrouille. Au moins, on sera bien gardé pour la nuit.

Lundi, on arrive à Tikal, important site maya dissimulé dans la jungle. A l’intérieur de ce parc national, près des ruines, un camping est à disposition. Comme à Palenque, on y entend les singes hurleurs, on y observe des perroquets, petits toucans et autres faisans et coatis. On y trouve aussi un charmant couple suisse allemand très sportif, Yvonne & Daniel, avec qui on partage un moment agréable.

Mardi, à la première heure, on est sur le site. Superbe. Curieusement, on croise déjà passablement de touristes. Tous se sont levés aux aurores pour arriver sur place avant les grandes chaleurs. L’une après l’autre, on prend d’assaut toutes ces constructions qui datent de plus de 1300 ans. On est vraiment interloqué d’imaginer que toute une civilisation a passé par là jadis, perdue dans la jungle. A midi, la chaleur nous fait battre en retraite mais il fait encore plus chaud au camping, sous notre palapas. Retour à Flores pour la nuit.

Mercredi, on abandonne l’idée de visiter d’autres régions du Guatemala. La ville elle-même de Guatemala City est à 8 h. de route et les contrées intéressantes sont au-delà. On prend la direction du Belize dont on atteint la frontière assez rapidement. Avant même d’arriver à un quelconque portail, des personnes se bousculent à notre portière nous proposant du change. Un peu plus loin, une taxe est à payer pour le passage d’un pont. On peut régler 10 dollars US ou 20 dollars Belize. A l’entrée au Belize, le contrôleur sanitaire nous déleste de tous nos œufs, d’un reste d’ananas, d’une ou deux tomates et de toutes mes bières. Ça doit être pour étancher la soif des fonctionnaires. Le préposé n’a pas vu la pastèque enveloppée dans un plastique blanc entreposée dans l’évier, achetée peu avant pour liquider nos quetzales. Nos amis se font saisir melons, tomates et œufs. Quel cirque ! Avant de poursuivre notre route, on prend une assurance pour le véhicule dans l’un des bureaux jouxtant la frontière. Il nous en coûte 29 dollars Belize (= US $ 14,50) pour la semaine.

Le Belize, ancienne colonie britannique, indépendant depuis 1981, est le seul état d’Amérique centrale et du sud à parler anglais. Immédiatement, on y remarque un niveau de vie supérieur. On y retrouve de grosses voitures américaines, de jolies maisons en bois colorées, des bas-côtés de route moins encombrés de détritus. On prend nos quartiers pour la nuit dans les environs de Belize City, à la « Cucumber Beach Marina » où l’on côtoie  d’énormes catamarans. Le lendemain, Jean et sa famille partent pour la ville et les îles à la découverte des fonds marins très réputés de la région tandis que nous nous consacrons à envoyer quelques mails à la recherche d’une assurance pour notre retour aux Etats-Unis. Dans l’après-midi, on se déplace jusqu’à Bermudian Landing, dans une réserve de  singes hurleurs « Community Baboon Sanctuary ». Accompagnés d’une guide, il ne faut pas marcher bien loin pour rencontrer un clan de singes hurleurs qui se met en mouvement à notre approche. Aussitôt, on est salué de leur déjection ce qui est naturel nous explique la guide puisqu’on vient de les déranger. Elle nous indique qu’ils se nourrissent de cachous, fruits âcres que l’on a eu l’occasion de goûter lors d’une précédente escale et elle tend un fruit mûr à une maman qui a un petit de quelques jours agrippé à elle. Magnifique de pouvoir l’observer à notre guise pendant qu’elle déguste le fruit sous nos yeux. La guide nous fait encore entendre leur cri si particulier en donnant la réplique au chef du clan. Elle précise que c’est principalement le soir et le matin qu’ils poussent leurs cris pour prendre possession de leur territoire. Et voilà, la visite est déjà  terminée. A part un nid de termites, on n’a rien vu d’autre. On reste sur le parking de la réserve pour la nuit observant la vie alentour qui se déroule paisiblement. Ici le bruit d’une tondeuse, là une bonne odeur de gâteau sortant d’un four. Dans la soirée, le son d’un téléviseur nous tient encore compagnie avec les moustiques.

Vendredi, déplacement jusqu’à Corozal à une petite centaine de km. La route est droite, revêtue d’un goudron grossier. Tout roule jusqu’au moment où, vous ne rêvez pas, nouvel éclatement d’un pneu ! Cette fois, c’est à l’arrière, côté gauche. Cyrille prend son courage à deux mains et renouvelle tous les gestes exécutés le 18 mars dernier. A nouveau, tout est cassé autour de la roue, un trou béant dans la salle-de-bains. Heureusement, il y a encore de l’eau au lavabo et l’écoulement n’est pas atteint. Inutile de se pincer, on est dans la réalité ! Pourtant nos pneus n’ont rien d’usé et Cyrille les contrôle quotidiennement. La roue de secours est installée et on se remet en route, à vitesse modérée, avec la crainte, cette fois bien réelle, qu’un autre pneu n’éclate encore et encore….. Aujourd’hui, vendredi saint, tout est fermé. Installé au camping Caribbean à Corozal, on emprunte une scie au propriétaire et tout l’après-midi, en pleine chaleur, Cyrille visse, dévisse, redresse, récupère, scie et rappond. Le soir, le trou a disparu et la poussière est nettoyée.

Samedi, le commerce de pneus voisin reste fermé. On s’arrête devant une échoppe de pneus d’occasion où l’on change le pneu éclaté contre un pneu provisoire aux dimensions les plus proches. C’est surtout pour ne pas rester totalement en rade sur un bord de route. En cette période de Pâques, il n’y a pas grand-chose à faire que d’attendre la réouverture des commerces, la semaine prochaine. On pourrait aller voir la barrière de corail mais le cœur n’y est pas trop. On quitte le Belize pensant avoir un peu plus de chance de trouver de nouveaux pneus au Mexique. Passage de la douane et installation au camping proche de Chetumal, le Yax Ha Resort à Calderitas.  Bien animé en cette période de fête pascale, le site est directement sur le bord de la mer des Caraïbes d’un vert surprenant. Ici, pas de plage mais un muret pour stopper les vagues. Les familles et baigneurs ont envahi la partie publique attenante au camping et les éclats de rire et cris des enfants font du bien. On se pose parmi 5 ou 6 gros trailers américains aux plaques du Belize. Etonnamment tous les occupants sont blonds à peau claire. Ils sont tous de la même famille. Ce sont les descendants d’immigrés hollandais mennonites. Ils sont agriculteurs au Belize dans une région proche du Guatemala. Ils savent et leurs enfants apprennent encore le vieil allemand à l’école. A les voir profiter des jours de repos, l’intégration est en bonne voie.

Pâques, journée tranquille à l’ombre des cocotiers parce que sous le soleil, c’est intenable. Et dire qu’il neige chez vous !

2012.04.02 au 8 – Mexique-Guatemala-Belize-Mexique – réduits

San Cristobal de las Casas – Agua Azul – Palenque

51ème semaine (du 26 mars au 1er avril 2012)

On passe au garage Renault de Tuxtla Gutierrez pour un service d’entretien. On a les filtres en réserve et le travail est rapidement fait. Jusqu’à San Cristobal, belle route. On grimpe à 2’150 m. En traversant la bourgade, on se fait quelques frayeurs passant de justesse à côté des véhicules stationnés. Le camping en bout de village nous accueille. Les nuages et la fraicheur nous accompagnent pour un tour de ville, du zocalo, des rues piétonnes et de son marché indien. Cyrille fait l’acquisition d’un hamac.

Le lendemain, départ pour Agua Azul. Vers midi, on reste bloqué dans un village. Un camion est en bien fâcheuse posture au travers de la route. Une heure et demie plus tard, à l’aide d’une bonne chaîne, le camion peut être dégagé. Au village suivant, c’est une manifestation des producteurs de café qui bloque le passage. Tout le monde patiente plus d’une heure encore. Arrivée à Agua Azul, quelle récompense ! Magnifique suite de cascades blanches qui se déversent dans des vasques successives aux eaux d’un bleu turquoise lumineux. Tout le monde pique une tête. Nuit sur le parking. Le lendemain matin, on s’empresse d’y retourner, la promenade est délicieuse, forêt tropicale, bananiers, lianes et eaux limpides. Cyrille échange quelques mots avec de jeunes menuisiers qui fabriquent des tables là, sur le parking. Ils les vendent 300 pesos pièce (CHF 24.–). On se défait d’un couteau suisse qu’un Mexicain rêvait d’acquérir.

Poursuite de notre voyage jusqu’à Palenque. On s’installe au camping Mayabel, à deux pas des ruines, enfoui sous une végétation luxuriante, fleurs et plantes tropicales à discrétion, restaurant, piscine, petites palapas où l’on peut accrocher son hamac, le tout dispersé dans la verdure. Le guide indique qu’il fait souvent chaud et lourd à Palenque. C’est très vrai. On dégouline et la clim. ne serait pas un luxe.  Particularité du lieu, la jungle est habitée par des singes hurleurs. La 1ère fois qu’on les entend, c’est vraiment étrange. Des beuglements rauques impressionnants et effrayants de jour comme de nuit qui démarrent et cessent soudainement. Il n’est pas rare en journée d’en apercevoir un ou deux au-dessus de nos têtes.

On reste là 4 jours à se détendre et à converser avec d’autres camping-caristes du Québec, de la Guadeloupe et du sud de la France.

Bien sûr que l’on profite du séjour pour visiter le site archéologique, l’une des plus grandes cité mayas du Mexique, l’une des plus belles aussi car une des mieux conservées et sans aucun doute la plus romantique. Un temple sur chacune des petites collines, la forêt vierge autour et des nappes de brume d’où émergent des silhouettes d’un autre temps. Un site absolument magnifique.

Dimanche, on quitte ce joli camping et ses singes hurleurs.

 

cris des singes hurleurs de Palenque

http://www.youtube.com/watch?v=t1aJeL0IsaE

 

2012.03.26 au 1er – San Cristobal-Agua Azul-Palenque – réduits

Oaxaca (on répare) – Puerto Arista – Tuxtla Gutierrez

50ème semaine (du 19 au 25 mars 2012)

Notre pneu arrière droit a éclaté et, en même temps, il a bousillé tout le système électrique du camper. Ce lundi matin, Cyrille, avec l’aide de Jean, étudie la situation et démonte tout. En fin de journée, tout re-fonctionne. C’est formidable. Par ailleurs, dans l’après-midi, avec un chauffeur de taxi, on a trouvé un nouveau convertisseur de courant électrique et acheté des plaques de bois pour refaire le fond du coffre.

Mardi matin, on découvre un problème de surtension de batterie et cela nous oblige à couper le circuit. Cyrille remarque qu’un des boîtiers électriques a pris l’eau. Il continue les réparations tandis que je recherche un nouveau pneu. Vers midi, alors que l’on grignote attablé à notre table de camping voilà que la terre se met à bouger comme du flan. C’est tellement surprenant et déstabilisant que je me lève de ma chaise. Le mât de l’immeuble d’en face bouge comme une queue de vache. Heureusement, cela n’est pas de longue durée mais nous sommes tout de même émotionnés et tremblants. Les employés des bureaux voisins sont tous sortis et attendent dehors. La presse du lendemain, nous apprend que ce tremblement de terre, dont l’épicentre était proche d’Oaxaca, a eu une intensité de 7.8. Bien qu’il ait été ressenti jusqu’à Mexico, il n’a pratiquement fait aucun dégât. En fin de journée, notre problème de surtension ne s’est pas corrigé. La lumière et l’eau ne fonctionnent plus, seuls le frigo et la cuisinière sont en état de marche grâce au gaz et au convertisseur électrique lors du branchement au réseau. Mince, il y a eu court-circuit dans le système.

Mercredi, avec nos amis du Nord-Pas de Calais, on quitte Oaxaca pour Tehuantepec. La route est assez pénible et sinueuse. Finalement, on n’aura rien vu d’Oaxaca à part quelques magasins et garages mais on en gardera un sacré souvenir. Le RV park des environs de Tehuantepec n’en est plus vraiment un. C’est un parking autorisé sous les manguiers. Pas d’eau, pas d’électricité. Une ou deux familles se sont installées dans les anciens sanitaires. Quelqu’un vient encaisser 75 pesos par équipage pour la nuit. On est bien content de se retrouver à deux familles sous ces manguiers. Des fruits murs jonchent le sol au milieu des feuilles sèchent. Il fait bien chaud. On ne tarde pas à découvrir que l’endroit est infesté de petites mouches noires piquantes et de moustiques.

Jeudi, on quitte les lieux sans regret à la première heure. Prochain arrêt à Puerto Aristo, on y retrouve avec beaucoup de plaisir l’océan, ses énormes vagues et ses longues plages de sable fin. Le camping est bien joli à quelques pas de la plage. On est sous les cocotiers, manguiers, citronniers. Belle balade sur la plage avec nos amis jusqu’à un élevage de tortues. On apprend qu’il n’y a plus d’œufs en incubation, la saison est finie. Tant pis. Retour et baignade, l’eau est super chaude. Ou là là, ici aussi il y a des moustiques et il fait très chaud.

Vendredi, on prolonge notre séjour. Notre camping est une véritable volière agrémentée de chants d’oiseaux. Le marais, juste à côté, regorge de vie lui aussi avec ses hérons, oiseaux spatule et autres variétés inconnues. Du moment qu’on ne bouge pas, Cyrille s’emploie à nous remettre l’eau en service et il y arrive. Ne me demandez pas comment, voyez cela avec le spécialiste.

Samedi, en route pour Tuxtla Gutierrez. On s’installe sur le parking de l’hôtel Hacienda autour d’une petite piscine dissimulée dans une végétation tropicale. L’endroit, qui borde une artère très fréquentée avec supermarchés, discothèques, bars, est particulièrement bruyant.

Dimanche, on est étonné d’avoir bien dormi. On termine cette semaine en beauté par une magnifique promenade en « lancha » sur le rio Grijalva qui nous fait découvrir une superbe gorge, le « Canyon del Sumidero » avec des parois de plus de 1’000 m, quelques crocodiles, un sapin de Noël, une grotte et des oiseaux. Belle chaleur pour cette virée sur l’eau. Au passage, on apprécie le joli village de Chiapa del Corzo, lieu d’embarquement pour la gorge, où l’on y voit une fontaine du XVe siècle, La Pila, de style mauresque.

Malgré nos petits soucis, cette semaine n’était que du bonheur et on poursuit notre périple. La semaine dernière, nous n’avions pas de connexion internet raison pour laquelle vous êtes restés sans nouvelles. Merci à tous ceux qui se sont inquiétés pour nous.

PS : un merci tout particulier à Gordon pour sa gentillesse et son offre d’aide. C’est très aimable et apprécié.

2012.03.19 au 25 – Oaxaca-Puerto Arista-Tuxtla Gutierrez – réduits

Mexico – Teotihuacan – Puebla

49ème semaine (du 12 au 18 mars 2012)

Du lundi au jeudi, visite de Mexico. On laisse notre camper au RV Park de Teotihuacan où l’accueil était particulièrement agréable et on loge à l’hôtel en plein cœur de la citée historique. Cela nous permet de faire un tour avec le bus panoramique pour avoir un aperçu un peu plus global de quelques uns des quartiers de la citée, de visiter les lieux intéressants (musée d’Anthropologie dans le bois de Chapultepec, immense poumon vert de Mexico , bibliothèque de l’université, Palais National, les basiliques de Guadalupe) en utilisant le métro et les taxis et mercredi soir d’assister au très beau spectacle de grande qualité du ballet folklorique de Mexico au Palais des Beaux-Arts. Spectacle à ne pas manquer si l’occasion se présente. C’est sensationnel, la musique, les danseurs, les costumes, les couleurs et les chorégraphies. Au passage, on a apprécié le magnifique rideau de scène en mosaïque de cristaux représentant la vallée de Mexico réalisée par le célèbre Tiffany de New York. Mexico, ville trépidante, bourrée de vendeurs de toutes sortes, dotée d’un riche passé, de beaux bâtiments coloniaux, de nouveaux quartiers d’affaires et d’un métro très pratique. On s’y est senti à l’aise mais on y a vu beaucoup de policiers en patrouille et beaucoup de surveillants à l’intérieur des magasins.

Jeudi, retour sur le gazon de notre RV Park et visite du site archéologique de Teotihuacan avec ses pyramides (soleil et lune) et son temple de Quetzalcoatl. Bonne chaleur pour la montée des marches des pyramides, on sue comme il se doit.

Vendredi, avec nos nouveaux amis de Lille, Jean, Marieke et leurs 2 enfants, on se déplace jusqu’à Puebla. Le camping est quasiment à l’abandon. On y trouve tout de même deux véhicules stationnés, l’un américain et l’autre canadien. Dans l’après-midi, visite de Cholula, de sa pyramide recouverte de végétation avec son église au sommet et on admire l’élégante silhouette du volcan Popocatepl tout fumant.

Samedi, visite de Puebla. Un bus public nous y transporte. On découvre des alentours assez délabrés mais un site historique bien conservé. Les deux pièces de la Casa del Dean avec des fresques Renaissance nous ont bien intéressées (dépliant explicatif en français) et le tour en était vite fait.

Dimanche, toujours avons nos amis français, on se met en route pour Oaxaca à plus de 400 km. Au ¾ du parcours, c’est l’incident. Soudain, un énorme bruit comme si quelqu’un nous rentrait dedans par l’arrière et le véhicule se met à tanguer. Cyrille réagit vite, contrôle la trajectoire et s’arrête immédiatement sur la bande d’arrêt d’urgence. Le pneu arrière droit a éclaté déchiquetant tout au passage. Mince, quelle galère ! En éclatant, il a arraché une partie du fond du coffre de rangement, des appareils ont été éjectés et tous les câbles électriques sont sortis et sectionnés. On sort notre triangle de panne. Le véhicule est bien visible et on a suffisamment de place. C’est déjà ça. Pas de réseau sur notre téléphone portable pour appeler de l’aide ou aviser nos compagnons de route. Ces derniers ne tardent pas à revenir en sens inverse ne nous voyant plus arriver. Le cric et le nécessaire pour un changement de roue est sorti. Avec l’aide de Jean, le pneu est remplacé, le trou béant intérieur colmaté provisoirement avec de l’adhésif et on reprend la route puisque notre véhicule daigne bien démarrer.

Vers 18 h. on atteint le RV Park d’Oaxaca et un premier bilan est posé. Plus aucun appareil intérieur ne fonctionne (frigo, eau, lumière, chauffage). Le système électrique est bousillé. On a perdu un compresseur, un convertisseur électrique, notre table est cassée, l’étui pour les cales et le réchaud à gaz sont endommagés.

Et voilà qu’un orage se prépare qui nous oblige à tout remettre à l’abri. On passe la soirée chez nos amis de Lille qu’on est bien content d’avoir. Finalement, la situation pourrait être pire, on est entier et le véhicule roule. Pour le reste, on verra demain…

Désolé pour le retard, pas d’internet

2012.03.12 au 18 – Mexico-Teotihuacan-Puebla – réduits

Les coloniales – Guanajuato – SM de Allende – Querétaro / Mexique

48ème semaine (du 5 au 11 mars 2012)
On quitte Morelia pour le sanctuaire des papillons monarques El Rosario. Avant d’y arriver, on fait un stop à Los Azufres, parc naturel aux eaux volcaniques à l’odeur caractéristique de souffre et zone de production d’électricité géothermique. On se plonge avec délice dans ces eaux thermales dites curatives. Après les bains dans les eaux à 40°, on arrive aux papillons monarques. C’est quelque chose de fou l’histoire de ces papillons. Par millions, chaque année, ils quittent le Canada et les Etats-Unis où ils se sont ravitaillés pour venir hiberner et se reproduire dans les montagnes mexicaines à proximité de Ciudad Hidalgo à plus de 3’000 m d’altitude. Il existe 5 sanctuaires à papillons mais deux seulement se visitent. L’approche du site El Rosario est bien aménagée mais reste longue, raide et bosselée. Enfin, pour que la visite soit réussie, il faut le soleil. Ainsi, par milliers, les papillons monarques volent, se nourrissent et se reproduisent. Sans soleil, ils restent agglutinés les uns sur les autres en grappes. Tout ce petit monde arrive le 2 novembre. Les mâles, après avoir tout donné autant de fois qu’il leur était possible, meurent sur place tandis que les femelles quittent les lieux entre le 20 et le 25 mars pour gagner les régions des Etats-Unis et du Canada où elles iront pondre et mourir à leur tour. Les nouveaux papillons recommenceront le cycle et arriveront dans ces montagnes au novembre suivant. Fascinant et en plus ils sont beaux, ces papillons ! Arrivés avec le soleil, on a profité du spectacle une bonne dizaine de minutes puis les nuages ont rapidement mis fin à notre visite. Avant de repartir, on a pu acheter divers souvenirs et se nourrir auprès des multiples échoppes de marchands jalonnant le sentier jusqu’au parking.
Après une escale dans un parc aquatique faisant office de camping, on est arrivé à Guanajuato. Sur le camping, un peu à l’extérieur de la ville, un seul camping-car américain est installé. Mais, surprise, ce sont des Français, une famille de Lille. Avec un réel plaisir, on fait connaissance de Marieke, Jean et leurs enfants, Louise et Andréa. Génial, ils nous rencardent immédiatement sur quelques tuyaux pour l’accès et la visite de la ville. Sûr que l’on se reverra, leur projet de voyage colle au notre. Guanajuato est une ville reposant sur un dédale de routes souterraines du fait de son passé minier, un vrai gruyère ou emmental. En surface, elle est toute de couleur vêtue, pleine de charme avec ses ruelles débouchant sur de jolies places arborées, de jolies fontaines. On va de surprise en surprise en découvrant la ruelle si étroite que l’on peut s’y embrasser de balcon à balcon, ses balcons en fer forgé, ses corniches sculptées, les statues de Don Quichotte et de son fidèle écuyer Sancho Panza, un musée qui leur est totalement dédié avec des œuvres de divers artistes allant du figuratif à l’abstrait en passant par le cubisme, juxtaposant peintures, sculptures et dessins. Bref, c’était super joli et le soir venu, tout s’illumine et s’anime.
Le lendemain, un crochet par Atotonilco, petit village désolé situé dans une campagne aride dont l’église datant du XVIIIème est remarquable pour ses murs et ses plafonds entièrement recouverts de fresques (classées et inscrites au patrimoine mondial par l’Unesco en 2008). Intéressant à voir puisque c’était à portée de main sur la route nous menant à San Miguel de Allende où on arrive peu après. Encore une ville coloniale aux superbes maisons seigneuriales dissimulées derrière de grands murs. Au centre, les rues empierrées nous conduisent outre les places et églises, à de nombreuses galeries d’art, restaurants chics, boutiques d’antiquités, bars branchés et boutiques d’artisanat. Ici, beaucoup de résidents américains vieillissants ont accaparé les lieux. C’était surtout plaisant de trouver dans notre camping, presque au cœur de la citée, Esther et Erich, deux Zurichois, en voyage sur le continent depuis 2 ans à bord d’un grand camion. Sympa de se retrouver entre Suisses pour une fois, surtout qu’ils parlaient très bien le français.
Samedi, 3ème ville coloniale, c’est le tour de Querétaro. L’hôtel Flamingo Inn accepte sur son parking quelques camping-cars. On est les seuls. On peut disposer de la piscine, WC et douches attenantes. Extra. On fait un tour au cœur historique de la citée profitant ici et là de photographier une mariée dans ce décor magnifique. Toujours de nombreux édifices, églises, couvents, musés bien restaurés et de jolies places ombragées. Ce soir, beaucoup d’animation dans le centre, une course pédestre démarre à 21 h.
Ce dimanche, déplacement jusqu’à Teotihuacan, proche de Mexico. On fait les 220 km qui nous séparent principalement sur des autoroutes payantes mais pour le chauffeur, ce n’est pas une mince affaire. Sur ces autoroutes, même lorsqu’elles sont payantes, on trouve de tout, des cycliste pas toujours sur la voie d’accotement, des piétons qui traversent les voies, un cavalier, des joggers, des vendeurs de fraises sur le bas-côté, des troupeaux de moutons et de vaches avec leur berger, et tout cela au beau milieu d’un trafic permanent de voitures et camions. Il faut véritablement être sur ses gardes. Et comme on ne connaît pas trop bien les lieux, aux abords de Mexico, on a l’honneur de tourner en rond en passant deux fois aux mêmes péages dans les deux sens. Heureusement qu’ils n’étaient que de 15 pesos.
Arrivée sans encombre au RV Park de Teotihuacan. En fin d’après-midi, un orage éclate.

2012.03.05 au 11 – Les coloniales, Guanajuato, SM de Allende, Queretaro – réduits

Costalegre – Angahuan – Patzcuaro – Morelia / Michoacan / Mexique

47ème semaine (du 27 février  au 4 mars 2012)

Dans le petit village d’Arroyo Seco, on rend visite à Artemio. Il vend du matériel pour le surf et donne aussi des cours. On vient le voir parce que l’on a appris qu’il prend soin des œufs de tortue. Il a aménagé sur la plage un parc où il entrepose les œufs qu’il récupère après le passage de la tortue. Ainsi, après 35 à 40 jours, les bébés tortues sortent des coquilles et gagnent l’océan. Il pense toutefois que son enclos est vide en ce moment. Artemio nous invite à camper dans son jardin et à nous rendre sur la plage pour observer tout cela. Malheureusement, on y est resté qu’un jour et c’était trop peu pour assister à quoi que ce soit. Des vacanciers canadiens rencontrés sur la plage d’à côté ont eu plus de chance mais ils sont là pour 3 mois. Un matin devant leur hôtel, ils ont vu plus de 70 petites tortues se diriger vers l’océan et la semaine passée à 8 h. du matin, une maman tortue était encore là. On aura au moins profité des moustiques au restaurant du village…

L’escale suivante est Angahuan, village d’une communauté indienne Purépecha. On emprunte les routes secondaires. Dans les campagnes, des travailleurs creusent la terre pour en tirer des briques qu’ils sèchent et cuisent. On s’égare, difficile de trouver la bonne route. Deux jeunes à bord de leur Nissan nous proposent de les suivre, ils y vont. Mais quelle carriole ! Elle va tout de travers. Et voilà qu’ils crèvent. Le changement de roue est plus long qu’il n’y paraît et on les quitte sur le bord de la route. Comme d’autres villages traversés, Angahuan est principalement composé de maisons en bois très très rustiques. Si la rue principale est empierrée et bosselée, les autres ruelles sont en terre poussiéreuse. L’eau de cuisine est parfois encore jetée à la rue. Les femmes sont toutes vêtues à l’identique, jupe plissée serrée, tablier uni avec broderie blanche et un châle permettant souvent de porter le petit  dernier. On n’est pas trop à l’aise en traversant ce village même qu’ils en voient défiler des touristes. Au  petit centre écotouristique du lieu, un autocar est stationné.  On ne tarde pas à croiser les occupants qui reviennent de leur randonnée à cheval. On vient tous ici pour aller voir les restes de « l’église » du village de San Juan Parangaricutiro figés dans la coulée de lave noire. C’est en février 1943 que le sol a bougé au milieu d’un champ de maïs pour finalement faire place à l’apparition et à l’éruption du volcan Paricutin, le plus jeune volcan de la planète. Magnifique balade au milieu des pins jusqu’aux vestiges et spectacle totalement surréaliste et grandiose. Continuant notre route, nous avons traversé une région couverte de plantation de cannes à sucre et la récolte par endroit battait son plein. Quel chargement sur les camions ! Notre arrivée à Patzcuaro n’était pas de tout repos. On a pénétré au cœur de la ville où les étalages des marchands envahissaient une partie de la chaussée. Par chance, le passage était possible et on n’a vu aucun mouvement de mauvaise humeur de la part de la population. Sorti de ce guêpier, c’est avec plaisir, que l’on a pris nos quartiers à l’hôtel/RV Park Villa Patzcuaro. Patzcuaro, 2’140 m d’altitude, est une jolie citée indienne avec une architecture coloniale si particulière faite de maisons blanches aux toits de tuiles dont la base des murs est peinte en rouge lie-de-vin. La place centrale est entourée d’arcades et de belles demeures. On y compte aussi de nombreuses églises, l’une d’elles a été transformée en bibliothèque ce qui lui confère une atmosphère bien particulière. Dans les environs, on n’a pas résisté au charme de nous rendre jusqu’à la petite l’île de Janitzio pour y découvrir son artisanat, ses boutiques, ses restaurants en gravissant ses ruelles menant au sommet. Là encore, il valait aussi la peine de nous hisser à l’intérieur de l’immense statue de Morelos où des fresques relatent l’historique de l’indépendance de la région. Dire que j’ai passé par là il y a 32 ans. C’est fantastique d’y revenir, je ne l’aurais jamais imaginé.  Par contre, le lac semble bien malade avec ses eaux douteuses alors qu’il était l’un des plus beaux du Mexique. Il paraît que son niveau a brutalement baissé lors du tremblement de terre de 1985 et depuis lors, chaque année, il est moins profond et plus pollué.

Ce week-end, c’est Morelia, qui nous a charmés, magnifique ville coloniale, toute de pierre rose vêtue, elle renferme d’authentiques merveilles architecturales. Elle est l’un des 24 sites du Mexique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO avec plus de 1’400 bâtiments répertoriés. Quel plaisir que de prendre le temps de s’y promener tout un dimanche et quelle animation on y a trouvé. D’abord, jusqu’à 13 h. le centre historique était interdit à la circulation et des vélos étaient à disposition de la population. Quelle bonne idée et il paraît que c’est ainsi tous les dimanches matin. Ensuite, on a assisté à l’inauguration officielle d’une rue piétonne mise à disposition des artistes de tout bord pour y exposer leurs créations. Pour l’occasion, un groupe de mariachis de Guadalajara dans leurs vêtements de parade nous a donné concert et on a pu apprécier la très bonne prestation de la jeune cantatrice Maria de las Mercedes et du groupe de musiciens. En fin d’après-midi, autour du Zocalo, on a admiré le folklore indien interprétant la danse des vieux. Ce sont des jeunes gens vêtus de pantalons blancs brodés, ponchos et chapeaux assortis portant des masques de vieux et la canne qui dansent et tapent des pieds en rythme. Super. Pour clore cette belle journée, Cyrille s’est fait pour la 1ère fois cirer les pompes. Rien que ça…

E CHE LA VAYA BIEN…

De 2012.02.27 au 04 – Costalegre-Angahuan-Patzcuaro-Morelia – réduits

Puerto Vallarta, Jalisco, Mexique (spécial ACCCS )

46ème semaine (du 20 au 26 février 2012)

Bonjour à tous les copains de l’ACCCS de Genève. Nous sommes très heureux de vous adresser ces quelques mots pour dire que l’on ne vous a pas oublié, bien au contraire. Souvent, il nous vient à l’esprit combien il est confortable de participer aux sorties de l’ACCCS qui sont toujours si bien organisées. Il n’y a qu’à se déplacer, suivre les guides et se mettre à table en bonne compagnie.

Ici, c’est bien différent mais c’est un autre rêve. Depuis 10 mois, nous découvrons et savourons des paysages autant que des plats. Chaque semaine, nous sommes éblouis de voir que c’est encore mieux ici. On est sous le charme des nouveautés et c’est ce qui nous plaît, sans parler des multiples rencontres qui enrichissent encore plus notre voyage.

On a beaucoup entendu parler de l’insécurité au Mexique tant et si bien que l’on a failli ne pas y venir. Info ou intox !  Ici, ce n’est ni plus ni moins sûr que chez nous. On y rencontre des gens corrects, polis, serviables et souriants comme ailleurs et on espère bien ne pas croiser les autres.

Chez nous, on a une image des Etats-Unis qui fait la part belle à la violence, aux gangs, aux attentas, aux escroqueries et autres mésaventures en tout genre. Une fois sur place, c’est tout autre chose, le calme, la sérénité, la gentillesse des gens. On s’y sent en sécurité comme nulle part ailleurs.  

Il se produit le même phénomène pour les Canadiens et les Américains envers le Mexique. Il a suffi de quelques incidents certes graves survenus à quelques uns de leurs ressortissants pour que ces événements deviennent monnaie courante à force d’être publiés par les médias et repris par les sites internet traitant de ces domaines. A cela s’ajoute les mises en garde des sites officiels des Etats et le tour est  joué. Chacun se doit de mettre l’autre en garde sur ce qu’il a lu, entendu ou cru comprendre.

Les Canadiens retraités, parmi eux les Québécois, aiment passer les mois d’hiver au soleil avec leur RV ou leur « fifth wheels ». Ce sont les « snowbirds ». Pour se rendre au Mexique, ils peuvent s’inscrire et faire partie de convoi, contre paiement, appelé « caravane ». Ainsi, ils arrivent à bon port sans souci après un parcours plus ou moins long d’une à deux semaines selon qu’ils choisissent de faire tout le trajet Québec-Mexique ou seulement le passage de la frontière Arizona-Mexique. Généralement, la caravane pose son monde à Puerto Vallarta. Pour le retour, c’est identique, il suffit de choisir la date de la « caravane » qui convient.

Maintenant que nous sommes sur place, on réalise que tout n’est pas si noir. On rencontre bon nombre de Canadiens et d’Américains qui fréquentent encore le Mexique librement. Ils y viennent seuls et sans appréhension particulière. En général, ils connaissent bien le pays et cela fait plusieurs années qu’ils y passent les mois d’hiver. Ils savent où ils vont et sont bien documentés.

Ce dimanche, sur notre camping à Péruta dans l’état de Jalisco au Mexique, nous avons une voisine, Adèle, enseignante retraitée canadienne du Saskatchewan aux origines lointaines savoyardes. Cela fait 3 ans qu’elle vient dans la région, seule, au volent de son camping-car de 22 pieds (environ 7 m) en compagnie de ces 4 chats tout de même. Elle a séjourné 3 mois à La Manzanilla (dans les environs) et dans une semaine achèvera son séjour d’un mois ici. Ensuite, elle entreprendra son voyage de retour avec des escales plus ou moins longues à proximité d’endroits où elle a des connaissances de précédents voyages. Ainsi, année après année, s’élargit son horizon. Quelle voyageuse, elle a déjà passé dans 60 pays (sans camping-car). Bravo !

Cette semaine, nous avons quitté Mazatlan pour continuer en direction du sud en suivant la côte. Les grandes prairies de maïs ont fait place peu à peu à des collines couvertes d’une végétation très dense et tropicale. On a traversé des zones de culture d’ananas, de pastèques, de bananiers. Arrêt près de Santa Cruz puis à Sayulita, un charmant village encore épargné par les grands immeubles de vacanciers. Notre campement sur le bord de la plage était en forêt vierge avec lianes et nombreux oiseaux. Ici, c’était encore carnaval avec attractions, musique et défilé. A Puerto Vallarta, on s’est installé au Tacho’s Trailer Park, fréquenté à 85% par les Québécois. Il s’agit d’un camping situé dans un beau jardin, très bien entretenu, avec piscine et sécurité, très plaisant. On a fait un tour en ville pour y découvrir le Malécon (bord de mer) et son alignée de boutiques, bars, hôtels. On a admiré les œuvres d’art tout comme les créations de sable sur la plage et apprécié les terrasses orientées soleil couchant. Enfin, samedi, on a posé notre camper à Pérula, un endroit encore préservé où la plage est simplement la plage avec quelques barques de pêcheurs, quelques paillottes, quelques bars et des voiliers en mouillage pour la nuit.

Il serait faux de prétendre que tout est simple et coule de source. Forcément que l’on a rencontré quelques difficultés, ennuis ou surprises mais jusqu’à maintenant rien de grave, on a pu y faire face et/ou les surmonter et en regard du plaisir que l’on a à visiter toutes ces régions, ces aléas sont vite oubliés. Pourvu que cela continue ainsi c’est notre seul souhait.

On vous salue tous bien et au plaisir de vous revoir. Un coucou particulier à Marc, Québécois,  qui nous laisse régulièrement des messages sur le blog et à qui on rendra volontiers visite lors de notre retour par le Québec.

HASTA LUEGO AMIGOS

2012.02.20 au 26 – Puerto Vallarta, Jalisco, Mexique – réduits

Topolobompo – Chihuahua – Mazatlan

45ème semaine (du 13 au 19 février 2012)

Lundi, on traverse la mer de Cortès à bord d’un ferry de la compagnie Baja Ferries partant de La Paz à Topolobampo. Embarquement dès midi, départ à 15 h., arrivée 6 h. plus tard. Traversée très tranquille. Sur le pont supérieur, on scrute l’horizon dans l’espoir d’apercevoir encore une fois les baleines mais seuls quelques dauphins apparaissent au loin. Lorsque l’on se présente au restaurant pour notre repas (compris dans le prix du billet), on apprend que le service est terminé. Trop tard. Après le coucher du soleil, on s’installe au salon jusqu’à l’arrivée. La nuit est là lorsqu’on débarque et, comme indiqué sur un site, on sollicite auprès d’un des gardiens du port la possibilité de rester dormir là, ce qu’il accepte jusqu’à 6h1/2 du matin. Il viendra d’ailleurs nous réveiller. Mardi, on se déplace au village pour déjeuner. Sur le quai, on trouve stationné un cc américain du Colorado. Les occupants dorment là sans aucun problème. On croit rêver avec tout ce que l’on a entendu sur le Mexique et son insécurité. Nous voilà quelque peu rassurés. On se dirige sur El Fuerte en passant par Los Mochis. La route traverse des zones habitées mais pas vraiment des villages. Sans que l’on n’ait eu le temps de s’en rendre compte, la vitesse dans ces zones est limitée à 40 km/h, deux policiers nous font signent de nous arrêter. Mince, voilà que l’on roulait à 51. Quelques palabres nous ont permis de nous en tirer à moins de 100 pesos alors que le policier nous annonçait une bûche de 680 pesos (environ CHF 55.–).  C’est sûr qu’après cela, nous nous sommes veillés à respecter les limitations mais qu’est-ce que l’on s’est fait dépasser…  et qu’est-ce que c’était difficile de repérer les panneaux indicateurs de vitesse. L’arrivée à El Fuerte nous a réconfortés. On a découvert une charmante bourgade au cœur joliment restauré avec de beaux hôtels à cour intérieure surprenante, une maison municipale pleine de vie et même une statue du légendaire ZORRO. Il se dit qu’il est né dans ce village et qu’il y a vécu ses 10 premières années. En fin d’après-midi, on se déplace jusqu’à la gare à quelques km. Stationnement pour la nuit dans la cour arrière d’une petite propriété juste en face de la gare. Contre quelques pesos, ils garderont notre véhicule en notre absence. Nuit très rurale au milieu de beaucoup de coqs chanteurs. Mercredi, à 08.30 h., on monte à bord du train touristique du Chihuahua. Suivant les conseils de notre guide de voyage, on va se contenter d’aller jusqu’à Creel ce qui nécessite déjà près de 8 h. de trajet. Le tracé de cette ligne est effectivement fabuleux. Quittant la plaine, il serpente au fond d’une gorge puis se hisse sur les hauts plateaux pour traverser la Sierra Madre Occidentale. A Divisadero, le train longe la rive des impressionnants canyons de « barrancas de cobre » et s’arrête ¼ h. pour permettre aux voyageurs de descendre et d’aller jusqu’au point de vue, découvrir ce magnifique panorama qui ressemble au Grand Canyon des USA. C’est fascinant. Arrivés à Creel, on s’est installé dans une petite auberge. Bien vite, on a été rattrapé par la fraîcheur du soir nous rappelant qu’à 2’300 m d’altitude, les nuits d’hiver peuvent être très fraîches. En plus, dans ces régions, les maisons ne sont pas isolées et n’ont souvent pas de chauffage. On a pris notre repas du soir en veste dans notre salle d’hôtel et pour la nuit, on a emprunté la couverture du 2ème lit de la chambre. Le lendemain, temps couvert et vent froid. On s’est inscrit pour un petit circuit en bus afin de découvrir quelques points d’intérêts de la région, notamment les curiosités géologiques (pierres en forme de champignons, grenouilles, éléphant), une grotte servant d’habitation aux indiens Tarahumaras, une ancienne église et un lac. Cette balade aurait été plus agréable avec un peu plus de chaleur. Finalement, on était bien content de revenir sur la gare pour reprendre notre train en sens inverse jusqu’à El Fuerte. Vendredi, en route pour les bords de l’eau. On s’installe à Las Glorias, un RV Park attenant à un hôtel, devant l’océan, où l’on est presque les seuls clients (vent toujours assez frais). Samedi, encore quelques centaines de km, et nous voilà arrivés à Mazatlan. Installation au Mar Rosa RV Park. On prend une place au premier front de mer, la vue est trop belle. Dimanche, on profite d’une belle journée sur la plage et on se déplace en ville, le soir, pour la parade de carnaval. Beaucoup de monde pour ce défilé magnifique, haut en couleur, en lumière et en musique de style samba et techno. A l’issue de celui-ci, on a regagné nos pénates assez rapidement.  VIVA MEXICO.

A ceux qui bravent les températures minus, on adresse nos chaleureux messages.

2012.02.13 au 19 – Topolobampo – Chihuahua – Mazatlan – réduits