Archives quotidiennes : 13 juin 2012

Dallas – Texas

Dallas – Texas

61ème semaine (du 4 au 10 juin 2012)

On quitte Austin pour Houston, au sud. A l’approche de la ville, les autoroutes s’enchevêtrent, se chevauchent, se croisent. C’est un amoncellement de rampes, ponts, viaducs comme dans presque chaque ville américaine et la circulation y est dense. Le GPS, la maîtrise et le calme du chauffeur, nous permettent d’arriver sans encombre au cœur de la citée. L’autoroute quittée, c’est un autre monde qui se présente à nous. Les hauts buildings sont là, les rues sont tranquilles, la police patrouille à cheval, des places de parking sont disponibles avec parcomètres. Peu de piétons dans les rues, tout semble paisible. On découvre le stade de baseball. Le prochain match est pour demain soir. Voilà qui doit remplir les énormes parkings des environs. En entrant dans un pub, on est étonné d’y trouver plein de monde, surtout des hommes et le brouhaha est total. En fin de journée, on atteint Galveston sur le golfe du Mexique. On passe la nuit sur le parking d’une zone commerciale.

Mardi matin, je jette un coup d’œil sur le site fédéral de l’immigration, USCIS, afin de savoir où en est notre demande de prolongation de séjour. Et là, c’est la surprise, je remarque qu’ils ont statué et s’en tiennent à la réponse précédente sans nous prolonger notre séjour. C’est le branle-bas de combat. Je n’y vois aucun délai accordé (notre autorisation se terminait au 21 mai 2012). Le GPS nous informe que la trajectoire la plus courte pour le Canada passe par Detroit et compte 2000 km. On essaie une démarche auprès d’un bureau USCIS à Houston mais ce n’est pas le bon service, il faut prendre rendez-vous par Internet sur le site. On décide d’obtempérer et de nous diriger sans perdre de temps sur le grand pays voisin du nord. Cyrille se met au boulot et au volant du cc, il remonte tout le Texas jusqu’en Arkansas où l’on s’arrête pour dormir. Avant d’aller manger, je téléphone à Viviane pour lui signaler notre mésaventure. Elle me suggère de leur adresser un mail. Je retourne sur le site pour envoyer le message et là, je réalise que j’ai interrogé l’USCIS en donnant mon premier numéro de dossier au lieu du deuxième numéro. Ainsi, en inscrivant le bon numéro (deuxième), il apparaît que l’USCIS n’a pas encore statué sur notre sort et que notre demande est toujours en suspend. Je suis dans mes tous petits souliers et fort peu fière de moi. Voilà que l’on vient de faire 600 km inutilement, sans compter les heures de concentration et de fatigue que j’ai fait subir à Cyrille. Il est aux anges…

Mercredi, retour sur nos pas, on revient sur le Texas pour nous diriger sur Dallas. Arrêt à Mesquite, où l’on prend des billets pour le prochain rodéo de vendredi soir et continuation sur Cedar Hill State Park dans les environs de Dallas. Le ciel menaçant fait place à l’orage lorsque l’on arrive au State Park. On s’installe sous la pluie et elle nous tiendra compagnie une bonne partie de la nuit. On quitte le State Park le lendemain sans regret (cher, douches sales et environnement détrempé). Tour de ville à Fort Worth et fin de journée dans le quartier touristique de la ville, l’historique Stockyards offrant quantité de restaurants, saloons et magasins de souvenirs, de bottes et des fameux chapeaux de cowboy. Après l’apéritif en musique, on passe la soirée au Billy Bob’s, haut lieu de la vie nocturne pouvant contenir plus de 600 personnes. Immense halle comprenant salle de casino, salle de billards et surtout salle de danse avec musiciens et bar sans oublier un coin magasin et un coin restaurant. On y trouve essentiellement une clientèle locale, attachée aux traditions, les filles sont en short et bottes et ces messieurs portent fièrement leur chapeau « Stetson ». Ils sont là pour danser et ne s’en privent pas. L’ambiance est bon enfant et agréable. Une entrée de 2 $ est perçue, les consommations sont facultatives, elles se prennent au bar. On passe une nuit tranquille sur le parking voisin.

Vendredi, tour de ville au cœur de Dallas. A pied, on découvre le Memorial John F. Kennedy, assassiné en 1963 (bientôt 50 ans) et dans le parc des pionniers commémorant la conduite du bétail lors des grandes traversées sud-nord (3’000 têtes – sur 6 semaines),

 on est ébloui par les sculptures de bronze représentant un troupeau de bœufs à larges cornes descendant une colline et traversant la rivière sous la conduite de 3 cowboys à cheval. C’est touchant d’authenticité et remarquable. Repas de midi dans le quartier de West Village et soirée au rodéo de Mesquite. La fête est dédiée aux enfants, nombreux parmi l’assistance, et commence par la distribution de chapeaux et bandanas rouges (on en a aussi reçu).  Sono à fond, la fibre patriotique vibre au passage de la cavalière blonde portant fièrement le drapeau américain sous le défilé d’images sur écrans géants des grands espaces et des soldats en action. L’hymne national puis le slogan « America, you like it or you leave it » clôturent ce préambule. On a pu admirer la parfaite maestria des cowboys dans les diverses épreuves : rodéo sur cheval, rattraper un jeune taureau et le stopper au sol, prendre un veau au lasso et lui lier les pieds et, au final, chevaucher le taureau quelques secondes. Toutes les séquences sont filmées et rediffusées sur les écrans permettant ainsi de revoir les scènes qui se déroulent si rapidement. On a bien aimé aussi la démonstration des futurs cowboys dès 4 ans (portant casque et gilet de protection) chevauchant les moutons ainsi que l’épreuve de vitesse des cavalières passant autour de trois bidons. En intermède, tous les enfants ont été appelés dans l’arène et ont été invités à stopper deux veaux lâchés parmi eux. C’était hilarant. Nuit tranquille sur le parking.

Samedi, on se rend au Fair Park de Dallas où un festival rock se déroule dans le stade de Cotton Bowl. C’est Tito, un Argentin ayant joué du foot en Espagne, vivant à Chicago, rencontré en Arkansas, qui nous en a parlé. Il a un pote musicien dans le groupe MANA qui s’y produit.  Le festival commence à midi. On règle le parking 15 $. On achète 2 billets, les plus chers à 90 $ par personne, permettant de circuler sur le festival ainsi que des bons pour repas et consommations. Les premiers concerts ne nous emballent pas. On décide de retourner à la voiture pour y prendre l’appareil photo. Au retour, c’est la tuile, l’entrée nous est refusée. Notre bracelet ne permettait pas de sortir de l’enceinte. Aucune discussion possible que ce soit avec le contrôleur ou le policier qui est appelé à la rescousse. Seule la possibilité de racheter des billets nous est offerte (les moins chers sont à 30 $). Ben voilà, ce genre de mésaventure nous arrive aussi. Nous aurions dû mieux nous renseigner avant de sortir de l’enceinte. Cyrille est prêt à faire bonne figure mais je reste trop fâchée contre moi pour obtempérer. Retour au camper et on quitte Dallas direction Houston. Dimanche, on atteint Port Arthur. Les alentours sont recouverts d’énormes complexes pétro-chimiques. Le State Park de Sea Rime nous autorise à passer la nuit au bord de la mer mais n’offre aucun service. L’eau est brune et la plage est couverte d’algues et de détritus.

Voilà pour cette semaine. Des hauts et des bas, c’est aussi cela les voyages…

2012.06.04 au 10 – Dallas – Texas – réduits