Archives quotidiennes : 27 février 2012

Puerto Vallarta, Jalisco, Mexique (spécial ACCCS )

46ème semaine (du 20 au 26 février 2012)

Bonjour à tous les copains de l’ACCCS de Genève. Nous sommes très heureux de vous adresser ces quelques mots pour dire que l’on ne vous a pas oublié, bien au contraire. Souvent, il nous vient à l’esprit combien il est confortable de participer aux sorties de l’ACCCS qui sont toujours si bien organisées. Il n’y a qu’à se déplacer, suivre les guides et se mettre à table en bonne compagnie.

Ici, c’est bien différent mais c’est un autre rêve. Depuis 10 mois, nous découvrons et savourons des paysages autant que des plats. Chaque semaine, nous sommes éblouis de voir que c’est encore mieux ici. On est sous le charme des nouveautés et c’est ce qui nous plaît, sans parler des multiples rencontres qui enrichissent encore plus notre voyage.

On a beaucoup entendu parler de l’insécurité au Mexique tant et si bien que l’on a failli ne pas y venir. Info ou intox !  Ici, ce n’est ni plus ni moins sûr que chez nous. On y rencontre des gens corrects, polis, serviables et souriants comme ailleurs et on espère bien ne pas croiser les autres.

Chez nous, on a une image des Etats-Unis qui fait la part belle à la violence, aux gangs, aux attentas, aux escroqueries et autres mésaventures en tout genre. Une fois sur place, c’est tout autre chose, le calme, la sérénité, la gentillesse des gens. On s’y sent en sécurité comme nulle part ailleurs.  

Il se produit le même phénomène pour les Canadiens et les Américains envers le Mexique. Il a suffi de quelques incidents certes graves survenus à quelques uns de leurs ressortissants pour que ces événements deviennent monnaie courante à force d’être publiés par les médias et repris par les sites internet traitant de ces domaines. A cela s’ajoute les mises en garde des sites officiels des Etats et le tour est  joué. Chacun se doit de mettre l’autre en garde sur ce qu’il a lu, entendu ou cru comprendre.

Les Canadiens retraités, parmi eux les Québécois, aiment passer les mois d’hiver au soleil avec leur RV ou leur « fifth wheels ». Ce sont les « snowbirds ». Pour se rendre au Mexique, ils peuvent s’inscrire et faire partie de convoi, contre paiement, appelé « caravane ». Ainsi, ils arrivent à bon port sans souci après un parcours plus ou moins long d’une à deux semaines selon qu’ils choisissent de faire tout le trajet Québec-Mexique ou seulement le passage de la frontière Arizona-Mexique. Généralement, la caravane pose son monde à Puerto Vallarta. Pour le retour, c’est identique, il suffit de choisir la date de la « caravane » qui convient.

Maintenant que nous sommes sur place, on réalise que tout n’est pas si noir. On rencontre bon nombre de Canadiens et d’Américains qui fréquentent encore le Mexique librement. Ils y viennent seuls et sans appréhension particulière. En général, ils connaissent bien le pays et cela fait plusieurs années qu’ils y passent les mois d’hiver. Ils savent où ils vont et sont bien documentés.

Ce dimanche, sur notre camping à Péruta dans l’état de Jalisco au Mexique, nous avons une voisine, Adèle, enseignante retraitée canadienne du Saskatchewan aux origines lointaines savoyardes. Cela fait 3 ans qu’elle vient dans la région, seule, au volent de son camping-car de 22 pieds (environ 7 m) en compagnie de ces 4 chats tout de même. Elle a séjourné 3 mois à La Manzanilla (dans les environs) et dans une semaine achèvera son séjour d’un mois ici. Ensuite, elle entreprendra son voyage de retour avec des escales plus ou moins longues à proximité d’endroits où elle a des connaissances de précédents voyages. Ainsi, année après année, s’élargit son horizon. Quelle voyageuse, elle a déjà passé dans 60 pays (sans camping-car). Bravo !

Cette semaine, nous avons quitté Mazatlan pour continuer en direction du sud en suivant la côte. Les grandes prairies de maïs ont fait place peu à peu à des collines couvertes d’une végétation très dense et tropicale. On a traversé des zones de culture d’ananas, de pastèques, de bananiers. Arrêt près de Santa Cruz puis à Sayulita, un charmant village encore épargné par les grands immeubles de vacanciers. Notre campement sur le bord de la plage était en forêt vierge avec lianes et nombreux oiseaux. Ici, c’était encore carnaval avec attractions, musique et défilé. A Puerto Vallarta, on s’est installé au Tacho’s Trailer Park, fréquenté à 85% par les Québécois. Il s’agit d’un camping situé dans un beau jardin, très bien entretenu, avec piscine et sécurité, très plaisant. On a fait un tour en ville pour y découvrir le Malécon (bord de mer) et son alignée de boutiques, bars, hôtels. On a admiré les œuvres d’art tout comme les créations de sable sur la plage et apprécié les terrasses orientées soleil couchant. Enfin, samedi, on a posé notre camper à Pérula, un endroit encore préservé où la plage est simplement la plage avec quelques barques de pêcheurs, quelques paillottes, quelques bars et des voiliers en mouillage pour la nuit.

Il serait faux de prétendre que tout est simple et coule de source. Forcément que l’on a rencontré quelques difficultés, ennuis ou surprises mais jusqu’à maintenant rien de grave, on a pu y faire face et/ou les surmonter et en regard du plaisir que l’on a à visiter toutes ces régions, ces aléas sont vite oubliés. Pourvu que cela continue ainsi c’est notre seul souhait.

On vous salue tous bien et au plaisir de vous revoir. Un coucou particulier à Marc, Québécois,  qui nous laisse régulièrement des messages sur le blog et à qui on rendra volontiers visite lors de notre retour par le Québec.

HASTA LUEGO AMIGOS

2012.02.20 au 26 – Puerto Vallarta, Jalisco, Mexique – réduits