Le Yukon

16ème semaine (du 25 au 31 juillet 2011)

Lundi, on reprend l’Alaska Highway. Tiens, voilà des mouflons sur le côté de la route. Un peu plus loin c’est un groupe de chèvres des rochers. Oh, là, c’est un jeune orignal, vite encore une photo. On fait le plein d’essence à une station et un Québécois, fan d’animaux, nous indique sur la carte quelques routes où l’on est sûr de rencontrer de la faune, notamment celle où on est, entre Fort Nelson et Watson Lake.  Et puis, un bison, un troupeau de bisons et,

 tenez-vous bien, un 1er ours noir, suivi un peu plus loin d’un 2ème et encore un, cette fois, il est brun et finalement encore un 4ème, à nouveau noir.  A n’en pas croire ces yeux.

 Ils sont là, sur le bas côté de la route, à brouter, ne s’occupant aucunement des voitures qui passent ou qui s’arrêtent. Si une voiture est arrêtée sur le bord de la route on peut ralentir, il y a certainement quelque chose à voir. Extraordinaire. On est enchanté. On en oublie de s’arrêter à Liard pour les eaux chaudes. On stoppe près de Roncheria pour la nuit. Ce matin, 7°, ce n’est pas tant chaud. Continuation de la route, arrêt et quelques photos près d’un site à chutes d’eau. Nouvel arrêt pour dîner. L’auberge est jolie. On y fait l’achat d’une jaquette souvenir pour Cyrille. Mince, en repartant, le camper fait des siennes, plus possible de passer une vitesse. Moment d’angoisse. Le chauffeur arrête le moteur et puis, ouf, la vitesse passe. On peut rouler. Près de Whitehorse, on remarque un camping avec un drapeau suisse. Cyrille n’y tient plus, il faut dire bonjour, même s’ils parlent allemand ce qui est à peu près sûr. En effet, c’est Martin, un Bernois, qui est aux commandes. Il parle le suisse-allemand et l’anglais et pour Cyrille, il retrouve 3 mots de français. On lui indique que l’on s’arrêtera à notre retour, préférant rouler encore un peu. On fait le plein d’essence un peu plus loin et, mince, voilà que ça recommence, impossible d’enfiler la vitesse. Il n’y a plus que la marche arrière qui passe. Cette fois, cela devient sérieux. On arrive tout de même à redémarrer. Arrêt à un garage à proximité et là, tout semble normal. Mais que faire, difficile de continuer pour 2000 km. Retour chez Martin, il faut réfléchir. A minuit, Cyrille appelle Renault-Genève, M. Claude KEHRLI. Peut-être qu’il faut vidanger l’huile de la boîte à vitesse explique-t-il. On respire un peu. Il est vrai que l’on a fait 15’000 km depuis notre arrivée. Mercredi, jeudi, on s’affaire autour du cc. Grâce à la ténacité de Cyrille, l’aide d’Eric, un mécanicien Québécois travaillant dans le garage de vidange, on obtient une remise en état du véhicule. Les bougies de préchauffage sont remplacées au camping avec l’aide d’Eric. Pendant que les hommes s’activent sous le capot, je fais la causette à Betty, l’amie d’Eric.

 Le lendemain, la boîte à vitesse est vidangée au garage et on tombe sur un jeune homme qui nous répare même le jeton sur le pare-brise. OUF, on reprend courage. On peut continuer et aussi apprécier cette jolie ville.  Il y a notamment une promenade à faire, le Miles Canyon, qui nous a agréablement surpris.Whitehorse est la capitale du Yukon. Les 2/3 de la population de cet état vivent ici. Alors qu’il  faut rouler pratiquement plusieurs jours pour l’atteindre, on trouve de tout ici, c’est étonnant. La ville est dotée d’un aéroport assez important parce qu’il est vraiment plus aisé de se déplacer en avion qu’en voiture. Les distances sont absolument hors du commun pour nous. On a appris qu’il y a une liaison Zurich-Whitehorse-Anchorage une fois par semaine en saison et aussi un Francfort-Whitehorse. On en est bien surpris. Beaucoup de Suisses et d’Allemands arrivent donc ici pour des vacances. Le marché de location des camping-car est très florissant. Sur les routes, on ne rencontre pratiquement que de cela des campers, de différentes natures et grandeurs. On est ravi d’être parmi eux.

Vendredi, on fait nos adieux à Martin et en route pour la Klondike Highway. A peine 50 km de parcourus, on croise un camion de chantier et vlan une pierre atteint le pare-brise près des essuie-glace. On ne tarde pas à voir que l’éclat s’agrandit. Pas question de poursuivre. Retour à Whitehorse, notre jeune homme est introuvable mais on trouve une entreprise spécialisée qui nous arrange la situation. Notre réparateur nous précise que la fente aurait continué à progresser s’il n’était pas intervenu. Bon, voyons cela comme une chance mais ça peut s’arrêter quand ça veut, ces ennuis. On reprend la route en fin d’après-midi et on s’installe à Carmacks, pour la nuit dans un RV Park/Motel. Le lendemain, on atteint Dawson City, la ville de la ruée vers l’or dans les années 1890. Elle a compté une population de près de 40’000 personnes à l’époque du rush alors qu’il fallait près d’une année et demi de voyage pour y arriver. Il en reste quelque chose de particulier et de sympathique. La plupart des maisons du centre ont été restaurées et elle a maintenu son cabaret – casino, comme à l’époque. On assiste au spectacle French Can-Can qui se donne 3 x par soirée. Il y a bien du monde dans cet établissement. Si les touristes sont là pour le spectacle, les autochtones jouent aux diverses tables de jeu ou machines à sous. Quelle animation, tout à fait charmant. Et ce dimanche, c’est encore un bon bout de route qui nous attend et quelle route ! D’abord, il faut franchir la Yukon River sur un ferry  et ensuite, on roule sur la Yukon Highway 9 aussi appelée Top of the World Highway, probablement parce que cette route est au bout du monde et qu’elle passe par le haut des montagnes. En plus, elle est dans un état, pleine de trous, souvent recouverte de gravier et au final, elle est en terre battue, tout cela sur 160 km environ. Pour couronner le tout, peu après le départ, on s’est retrouvé dans le brouillard mais après une bonne pause, la situation s’est améliorée et on a pu profiter du paysage, des collines qui s’étalent à perte de vue sans aucune construction si ce n’est le poste de douane. Nous y voilà, on est en A L A S K A.

2011.07.25 au 31 – Yukon – réduit

3 réponses à Le Yukon

  • Doriane dit :

    Magnifique, tout est à jour… la map pour vous suivre, les photos et bien sûr le texte… J’ai adoré les photos des ours, biches et bisons… magnifique!
    Dire que vous êtes en ALASKA!!!! je trouve ça énorme! ;o) Vous embrasse fort
    Doriane

  • les béberts dit :

    Les Amis…. J’ai regardé une à une les photos de l’Alaska…. c’est dément…C’est MA.GNI.FIQUE….Là ! je suis carrément jalouse.. comme j’aimerai être là…avec vous. La nature , c’est une pure merveille… et tous ces animaux, c’est magique…Je pense que les voyages dans les contrées sauvages.. histoire d’apprendre à vivre avec la nature… devrait-être OBLIGATOIRE… Enfin.. tout ça pour dire que vous faites des jaloux ici..!!! moi en l’occurrence… vous avez la plus grande des richesses ici bas ??, la beauté plein les yeux…, le murmure de la nature sauvage.., l’amitié des gens que vous croisez….et la découverte..Pour vous remercier… notre belle planète vous emmènent dans ses recoins secrets ..et vous offrent une partie de ces beautés… et pour corser l’ensemble… vous saupoudre le tout de
    quelques problèmes mécaniques…. Histoire de vous rappeler que les inventions de l’homme ne sont pas infaillibles.. de si belles découverts.!!! ça se mérite !!!!! avec Cyrille aux commandes… c’est Zorro… tout s’arrange en un clin d’oeil.
    Bravo.. mille mercis de nous permettre de partager cette aventure avec vous
    A bientôt pour d’autres aventures.. Continuez comme ça ,c’est génial gros bisous à vous deux Les Béberts

  • Isabelle dit :

    bonjour! il a pas l’air de faire chaud en Alaska… profitez-bien et plus d’incidents j’espère! bisous