Archives quotidiennes : 9 août 2011

Alaska

17ème semaine (du 1er août au 7 août 2011)

Première nuit en Alaska, on la passe à Chicken, à 60 km de la frontière. Le village, c’est exactement 3 sites pour camping-cars ou RV, chacun avec magasin-souvenirs et/ou bar, restaurant, chambres et station-service. En dehors de l’inévitable effigie du « poulet » qui tient une bonne place dans le village, on y trouve encore une piste d’atterrissage, un cabanon marqué « la poste », une énorme machine pour récolter l’or, quelques outils rouillés. On y passe une très bon nuit. L’arrêt suivant est à Tok, bourgade au service du voyageur. Il y a de quoi se ravitailler, faire le plein, entreprendre le lavage du véhicule, se poser pour la nuit. On s’installe au dernier camping à la sortie du village. Mais, notre voisin, cette immatriculation qu’il a sur sa moto BMW commençant par BE cela nous est plutôt familier. Il est en train de monter sa tente. Et, vous avez tous deviné, on sera 3 à table ce soir. Toni a accepté de se joindre à nous avec plaisir. Il avait tout ce qu’il lui fallait pour son souper mais que quelqu’un se propose de lui griller son entrecôte lui rend bien service. On passera tous les 3 une bien bonne soirée. Il a déjà parcouru tant de km en Amérique, que ce soit du sud, centrale ou du nord, qu’il est inutile d’essayer de vous dire où il a passé. Ce voyage-ci, il le fait sur deux mois. Son itinéraire est parfaitement préparé. Départ de Vancouver, en passant par Anchorage, il a touché l’Océan Arctique et il s’en retourne à Vancouver par d’autres routes. Le lendemain, on prend le petit-déjeuner ensemble et c’est les préparatifs de départ pour chacun. Ça y est, il est prêt. Il part pour Chicken. On prend un dernier cliché et tout en le regardant s’éloigner, on lui souhaite un bon voyage. Peut-être bien qu’on se reverra…  Pour nous, c’est la direction opposée. A Delta Junction, on décide que ce sera notre point le plus au nord. Maintenant, en route pour le sud en empruntant la « Richardson Highway ». Pas beaucoup plus de circulation sur cette route. On s’arrête un instant sur une place « point de vue » et au moment de repartir, on aperçoit Mme MOOSE qui sort du bois pour se mettre quelques feuilles fraîches sous la dent. On ne bouge plus et on l’observe pendant une vingtaine de minutes. Son petit sort du bois lui aussi. Pas gênés du tout par la présence de notre véhicule, tous deux vont et viennent. Ce n’est qu’après avoir mis le moteur en marche que tous deux s’éclipsent. Extraordinaire. On est tout content. Un peu plus loin, c’est le pipeline que l’on prend en photo, « Trans-Alaska Pipeline ». Il traverse l’Alaska du nord au sud, soit de l’Océan Arctique à l’Océan Pacifique, 800 miles (1 mile = 1,6 km). Arrêt pour la nuit dans un camping d’Etat. On est les seuls clients et pas trop rassurés quand on voit les poubelles anti-ours. On n’a pas intérêt à laisser traîner quoique ce soit autour de notre maison. On a une vue sur de grands sommets enneigés partiellement dans les nuages. Est-ce le McKinley ? On n’en sait rien et il n’y a personne pour nous renseigner. Pour votre info, le McKinley est le plus haut sommet des USA, 6’194 m, il est situé dans le parc national du Denali. Mercredi matin, tout va bien. Pas d’ours à l’horizon. La température fraîchit. De 10° à 8 h., elle passe à 7,5° à 10h30 et maintenant c’est la pluie. Toujours en compagnie du pipeline, on roule jusqu’à Paxson. Après le dîner, on quitte notre route pour la « Denali Highway ». C’est une route secondaire de 216 km dont 160 km ne sont pas goudronnés et le paysage est splendide. Heureusement, le ciel se montre un peu plus clément. On y voit des troupeaux de caribous, d’abord des mâles dans la plaine et, un peu plus loin, des femelles avec leur petit qui traversent notre route. Super. On trouve aussi par-ci, par-là, les petites marmottes, les écureuils, des perdrix des champs, une loutre et un rongeur qu’on n’a pas reconnu. Le lendemain, le parcours se poursuit, un peu moins attractif, et on est content de voir arriver la fin de notre route non bitumée. On roule maintenant sur la grand route. Oh là, devant, on aperçoit un petit ours noir qui traverse la route. Le temps d’arriver à sa hauteur, il a disparu. Dommage. Et puis, nous y voilà, on arrive au Parc Denali. On apprend que les campings sont complets. On réserve pour les 2 prochaines nuits et on essaie de se repérer un peu. Cela semble bien couru mais que font-ils exactement par ici. Sur les brochures, on voit quelques sentiers aux abords de l’entrée du parc. Sinon, c’est une route de 90 miles où l’on ne peut circuler qu’en bus et pour lesquels il faut faire sa réservation. Le parcours jusqu’au terminus dure 12 h. aller/retour mais on peut choisir d’aller moins loin, parcours à 6 h. ou à 8 h. Tout ça pour voir la vie sauvage et la nature. Ah bon ! 

Samedi, on profite du temps clément et on grimpe sur notre première montagne en Alaska. Au sommet, on s’y retrouve en compagnie d’une Belge, d’une Française et d’un Italien. La vue est magnifique. Après cette belle journée (7 h. de marche) on est remonté à bloc et on part réserver une virée en bus pour dimanche. Il fallait s’y attendre, on a fait nos 8 h. de bus, sous la pluie, la neige et dans le brouillard, on a tout de même vu d’assez loin 3 grizzlis, un caribou ici, un autre là. Bref, rien d’exceptionnel.  

Mais quelle belle semaine on a passée. Notre bus fonctionne bien et on a du gaz pour se réchauffer.

2011.08.01 au 07 – Alaska – réduit