Archives quotidiennes : 5 juillet 2011

Les Amish de Pennsylvanie

12ème semaine (lundi 27 juin au 3 juillet 2011)

Ce lundi, on quitte la côte pour l’intérieur des terres. On s’installe dans un camping à Ronks dans le Comté de Lancaster en Pennsylvanie au pays des Amish. Pour comprendre l’histoire des minorités de cette région qui intriguent tant les touristes, il faut remonter au début du XVIe s en Europe, parmi les nouveaux courants religieux chrétiens opprimés par les catholiques ou les protestants et qui trouvèrent leur salut en quittant le vieux continent. En 1683, les premiers réfugiés mennonites débarquèrent et s’établirent dans les faubourgs de Philadelphie. Début XVIIIème s, provenant de Suisse, d’Alsace et du Palatinat, mennonites, frères moraves et amish s’installèrent peu à peu dans la région. Tous ces immigrants sont connus sous le nom de Pennsylvania Dutch (Dutch étant une déformation du mot Deutsch = allemand) mais ils regroupent un nombre incroyable de sous-minorités religieuses qui ont toutes en commun l’application stricte de la BIBLE, une grande simplicité dans le mode vie, le refus de la modernité ainsi que l’usage du dialecte germanique.

LES AMISH, mennonites purs et durs, installés dans le comté de Lancaster ont été popularisés par le film de Peter Weir, Witness, en 1985. Quand on traverse cette région, on croise souvent ces petites carrioles noires que conduisent de drôles de personnages : l’homme est barbu mais se rase la moustache (car elle évoque la triste image des soldats moustachus qui les persécutaient naguère dans la vieille Europe), il porte un chapeau de paille ou noir et une chemise simple. La femme est vêtue d’une robe également très sobre, qui peut être de couleur (en général terne) mais toujours unie (tissus imprimés et bijoux interdits). Ses cheveux, jamais lâchés, jamais coupés, sont maintenus en chignon dans un bonnet à l’ancienne, plus ou moins enveloppant en fonction de l’âge.

Les amish ont refusé tout changement depuis leur arrivée. L’évolution est donc lente. La possession de voiture est interdite, l’électricité est proscrite et si il y a tracteur celui-ci n’a pas de pneus en caoutchouc considéré comme élément de confort et symbole de vitesse et de progrès. Le moteur permettant d’entraîner la faucheuse est accepté comme le générateur diesel pour réfrigérer le lait. Télé, radio et téléphone sont bannis. Un téléphone extérieur commun à plusieurs fermes est toléré pour les urgences. (raccourci de texte tiré du guide du routard)

Tout cela donne quelque chose de surprenant. Nous avons adoré :

nous balader à vélo parmi les buggies tirés par un cheval,

respecter leur dur travail dans les champs, 

admirer leur très jolie ferme superbement entretenue et fleurie,

acheter leur produit devant leur maison,

ressentir le calme et la tranquillité de la vie qui s’écoule en fonction des saisons et du temps.

Il paraît que le peuple amish est maintenant installé dans beaucoup d’autres Etats du pays. Nous aurons donc l’occasion d’en croiser à nouveau.

Dans cette région, on  a pris en photo le site hôtelier du « Red caboose » en pensant surtout à Bébert et Nelly. Qu’est-ce qu’ils seraient bien installés par-là pour y passer la nuit. Une quarantaine d’anciennes rames de trains des chemins de fer de Pennsylvanie ont été réhabilitées et installées dans cette campagne bucolique. En plus, il paraît que c’est confortable : salle de bains privée, TV câblée, frigo, micro-ondes, AC et chauffage…

C’est pas le tout, on n’a pas que ça à faire. Il s’agit aussi de plier bagages et de poursuivre notre route. Nos pneus sont arrivés au Petit Paris à Northvale dans le New Jersey. On y retrouve donc Mady, Gaspard et François dans leur restaurant. Repas en leur compagnie, toujours aussi excellent. Le lendemain, le camping-car est laissé aux bons soins d’un garagiste pour le montage des nouveaux pneus. Formidable, ils correspondent parfaitement à ce qu’il nous faut. Un service en vaut un autre, dès le samedi, les hommes s’attaquent à restaurer la cabane du jardin de la maison de Gaspard. Pendant ce temps, je leur fais la popote. Ils peinent et suent à grosses gouttes.

Dimanche soir, c’est la récompense. On accompagne Mady et Gaspard chez leurs amis où l’on est reçu dans une magnifique propriété et l’où on déguste un excellent saumon de l’Alaska préparé par la maîtresse de maison, Jocelyne et son mari, Marwin. Quels gens magnifiques on trouve par ici.

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